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Saint Georges
#1
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Saint Georges
Martyr (✝ 303)


Au IVe siècle, tous les sujets de l'empereur Dioclétien sont instamment invités à offrir des sacrifices aux dieux de l'empire. Cet ordre est tout spécialement appliqué aux militaires, car il est le signe de leur fidélité aux ordres impériaux.

A Lydda, en Palestine, un officier, originaire de Cappadoce, refuse. Il est exécuté pour refus d'obéissance. La popularité de son culte sera telle que la piété populaire ne pourra se contenter des maigres données de l'histoire.

On le fait couper en morceaux, jeter dans un puits, avaler du plomb fondu, brûler dans un taureau de bronze chauffé à blanc, donner en nourriture à des oiseaux de proie.
Chaque fois, saint Georges ressuscite et en profite pour multiplier les miracles.
A ces fioritures morbides, s'ajoute au XIe siècle, la légende de la lutte victorieuse de saint Georges contre un dragon malveillant qui symbolise le démon. Ce dont on est sûr, c'est qu'au IVe siècle, l'empereur Constantin lui fait édifier une église à Constantinople. Cent ans après, on en compte une quarantaine en Égypte. On les voit s'élever en Gaule, à Ravenne, en Germanie.

En France, 81 localités se sont placées sous sa protection et portent son nom. On ne compte pas avec précision le millier d'églises dont il est le titulaire. Il est le patron céleste de l'Angleterre et de l'Éthiopie. Il figure sur les armoiries de la Russie (écusson de la Moscovie).
On a voulu nier son existence. L'absence de précisions ne font pas disparaître la mémoire de ce martyr de Palestine.

Les circonstances exceptionnelles de sa mort l'on fait appeler par les chrétiens d'orient "le grand martyr". Son culte s'est très rapidement développé. Il est devenu le saint protecteur de nombreux pays, de l'Angleterre, notamment , et de la Géorgie qui porte son nom.

Les croisades contribuèrent à donner au culte de saint Georges un grand éclat, notamment parmi les chevaliers français et anglais. Il était légitime que les cavaliers le choisissent comme saint protecteur. (diocèse aux armées françaises)

Mémoire de saint Georges, martyr, dont toutes les Églises, de l’Orient à l’Occident, célèbrent depuis l’antiquité le glorieux combat à Diospolis ou Lydda en Palestine.


Date de publication : Aujourd'hui 6:42
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Lundi 23 Avril
#2
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Texte de l'Évangile (Jn 15,1-8):

Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.. »

«Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelona, Espagne)


Aujourd'hui, Aujourd'hui nous célébrons la Saint Georges, saint patron secondaire de Catalogne. C'était un chevalier courageux, martyrisé probablement à Lydda, en Israël. Si l'histoire donne peu de détails biographiques, la légende a "complété" ce personnage.

Vénéré depuis le IVème siècle, plusieurs pays et lieux l'ont choisi comme saint patron : la Grèce, l'Angleterre, le Portugal, la Lituanie, la ville de Gênes… Au XIIIème siècle, sa dévotion commence en Catalogne et en Aragon qui l'ont également choisi comme saint patron.

Ce nom suscite des sentiments attendrissants en Catalogne : un livre et une rose, la culture et la poésie. Et également un témoignage, la sainteté, la protection, l'intercession. Saint Georges n'incarne pas seulement des valeurs patriotiques, culturelles, littéraires et chevaleresques, mais également et surtout, des valeurs profondément chrétiennes.

En effet, où Saint Georges pouvait-il trouver le courage de lutter contre le dragon pour libérer la princesse ? Dans son union et sa communion avec Jésus qui l'a nourri avec la fougue de la vie : "Je suis la vigne, vous êtes les sarments" (Jn 15,5). De qui a-t-il reçu la force pour être fidèle et supporter le martyre ? Du Seigneur qui a dit "Séparés de moi vous ne pouvez rien faire" (Jn 15,5).

Considérons autre chose : le peuple catalan – comme n'importe quel peuple – peut être uni et fort seulement s'il se comporte en chrétien, si ceux qui le constituent vivent comme des sarments bien unis au Tronc et entre eux. Chaque sarment n'est pas indépendant des autres. Les sarments s'entraident, ils communiquent entre eux, s'irriguent mutuellement, ils ont une communion de vie.

Nous autres chrétiens sommes appelés à nous greffer sur Jésus et à vivre en communion de vie avec Lui et avec tous les autres. Ainsi, à travers nous, tous les autres sarments, y compris ceux qui se sentent peu impliqués ou qui sont très éloignés de la vraie Vigne, auront un certain lien avec le Christ.

La journée de Saint Georges nous invite à être très unis à Jésus pour recevoir sa vie, et aux autres, pour les faire participer à cette vie.


Date de publication : Aujourd'hui 6:40
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Homélie pour le cinquième Dimanche de Pâques
#3
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Homélie pour le cinquième Dimanche de Pâques




" «C'est moi le vrai cep, dit Jésus, et mon Père est le vigneron. Il retranche tout sarment qui ne porte pas de fruit en moi ; et il émonde tout sarment qui porte du fruit, afin qu'il en porte davantage. Déjà vous êtes émondés grâce à la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne tient au cep. Il en est de même de vous : vous ne pouvez non plus porter du fruit, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep ; vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car, hors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; on amasse ces sarments-là, on les jette au feu et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et si mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous arrivera. C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit, et que vous soyez mes disciples.» "


Homélie :

" «C'est moi le vrai cep, dit Jésus, et mon Père est le vigneron. Il retranche tout sarment qui ne porte pas de fruit en moi ; et il émonde tout sarment qui porte du fruit, afin qu'il en porte davantage. Déjà vous êtes émondés grâce à la parole que je vous ai annoncée.» "

Le Seigneur Jésus nous parle aujourd'hui de son Père et de son activité dans le monde. C'est sa mission parmi nous : révéler qui est le Père, nous dire ce qu'il fait et ce qu'il a l'intention de faire conséquemment à nos propres actes. Le Seigneur Jésus veut nous avertir, il veut nous faire comprendre que son Père, s'il veille sur nous comme notre Père à tous, comme celui qui est infiniment bon et infiniment aimable, est aussi celui qui nous juge avec équité, pour notre bien et pour notre profit dans la vie éternelle. Le Père retranche le sarment qui ne porte pas de fruit, et il émonde le sarment qui porte du fruit pour qu'il en porte davantage.

" «Déjà vous êtes émondés grâce à la parole que je vous ai annoncée.» "

La parole de Dieu, celle que le Christ nous adresse quotidiennement par son Eglise, est ce moyen mystérieux par lequel le Père nous donne sa grâce, non seulement pour porter du fruit, un fruit pour la vie éternelle, mais aussi pour être émondés, c'est-à-dire pour être purifiés de toutes nos fautes et de tous nos défauts, surtout ceux qui nous sont les plus habituels. La grâce de Dieu nous fait grandir et restaure en nous la création déchue par le péché originel : par la grâce toute-puissante de Dieu, nous sommes rendus plus conformes à l'image de Dieu qui est en nous depuis la création mais qui a été corrompue par le péché originel. C'est là toute l’œuvre du Père des miséricordes, l’œuvre de celui qui a tout créé dans sa Parole, qui est son Fils Jésus.

" «Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous.» "

Le Seigneur Jésus nous invite à demeurer en lui, et il va le faire à plusieurs reprises dans son discours. C'est dire l'importance de la chose. En effet, si on fait bien attention à toutes ces paroles du Seigneur, on s'apercevra rapidement que Jésus insiste sur ce fait précis : le Seigneur ne demeurera en nous que si préalablement nous demeurons en lui. Il dira donc : " Le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne tient au cep. Il en est de même de vous : vous ne pouvez non plus porter du fruit, si vous ne demeurez en moi." Jésus parle avec ordre : il énonce d'abord le fait que L’Église doit demeurer en lui, et ensuite il parle du fait que lui-même est appelé à demeurer dans L’Église. Le premier est la condition du second.

" «Je suis le cep ; vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car, hors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; on amasse ces sarments-là, on les jette au feu et ils brûlent.» "

La comparaison est belle, et combien proche de la réalité ! Car le fruit de la vigne, c'est le raisin, ce fruit qui sert à faire du vin. Or nous allons précisément participer à la consécration du vin au Sang du Christ, nous allons entendre ces paroles du Seigneur : " Ceci est la coupe de mon Sang !" Ce Sang qui a été répandu et versé pour le pardon de nos péchés et pour nous ouvrir la porte du Ciel ! Ce Sang grâce auquel nous pouvons recevoir la force nécessaire pour échapper au feu destiné à châtier tous ceux qui n'auront pas voulu demeurer dans le Seigneur. Assurément, la vigne est un très beau et magnifique symbole : celui de l'amour et de la miséricorde de Dieu envers tous les hommes !

" «Si vous demeurez en moi, et si mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous arrivera. C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit, et que vous soyez mes disciples.» "

Le Seigneur Jésus nous apprend ce qu'il faut faire pour demeurer en lui. Il faut que ses paroles demeurent en nous, que nous les méditions profondément, afin de faire une seule chose avec elles. Car c'est alors que la Parole de Dieu elle-même viendra en nous pour demeurer et reposer dans notre âme. Alors, si la Parole de Dieu demeure en nous, si nous sommes fils de Dieu dans le Christ, nous pourrons rendre gloire au Père, notre Père, celui qui nous a créés dans son Fils, et ne cesse de nous re-créer en Lui, le Christ, le Seigneur de tout l'univers ! Préparons-nous donc à la communion de ce jour : demandons à la Très Sainte Vierge Marie de recevoir pour nous et avec nous ce grand sacrement, qui nous aidera puissamment à demeurer pour toujours en Dieu !

Chanoine Dr. Daniel Meyner

Date de publication : Hier 0:47
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Samedi 21 Avril
#4
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Texte de l'Évangile (Jn 6,60-69):

Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent: «Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter!». Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur dit: «Cela vous heurte? Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant? C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas». Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait. Il ajouta: «Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père».

A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. Alors Jésus dit aux Douze: «Voulez-vous partir, vous aussi?». Simon-Pierre lui répondit: «Seigneur, vers qui pourrions-nous aller? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu».

«Tu as les paroles de la vie éternelle»

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells
(Salt, Girona, Espagne)


Aujourd'hui nous venons de lire dans l'Évangile le discours de Jésus sur le Pain de Vie, Lui-même qui va se donner à nous comme nourriture pour nos âmes et pour notre vie chrétienne. Et, comme il arrive souvent, nous avons pu observer deux réactions bien différentes, et même opposées, de la part de ceux qui l'écoutaient.

Pour certains, son langage est trop dur, incompréhensible pour leur mentalité fermée à la Parole salvifique et vivifiante du Seigneur, et saint Jean ajoute —un peu tristement— «qu'à partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui» (Jn 6,66).

L'évangéliste nous donne un indice pour comprendre l'attitude de ces personnes. Ils ne croyaient pas, et ils n'étaient guère disposés à accepter les enseignements de Jésus, trop souvent incompréhensibles pour eux.

De l'autre côté, nous voyons la réaction des Apôtres, représentée par saint Pierre: «Seigneur, vers qui pourrions-nous aller? Tu as les paroles de la vie éternelle, et nous croyons» (Jn 6,68-69). Les douze ne sont pas plus malins que les autres; ni meilleurs; ni même plus experts dans les Ecritures; mais ils sont certainement plus simples, plus confiants, plus ouverts à l’Esprit, plus dociles.

De temps en temps, dans les Évangiles, nous les surprenons à se tromper ou à avoir bien du mal à comprendre Jésus; à discuter de qui est le plus important d'entre eux; ou, même, à corriger leur Maître, lorsqu'il leur annonce sa passion; mais nous les trouvons toujours à ses côté, fidèles. Leur secret: ils l'aimaient vraiment.

Saint Augustin l'exprime ainsi: «Ce ne sont pas les bonnes mœurs qui laissent leurs empreintes dans l'âme, mais les bons amours (...). Voici en vérité l'amour: obéir et croire à celui qu'on aime». À la lumière de cet Évangile nous pouvons nous demander: où ai-je placé mon amour? Quelle foi et quelle obéissance ai-je dans mon Seigneur et dans ce que l'Église nous apprend? Avec quelle docilité, quelle simplicité et quelle confiance est-ce que je vis les choses de Dieu?


Date de publication : 21/04 00:49
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Saint Anselme de Cantorbéry
#5
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Saint Anselme de Cantorbéry
Archevêque, docteur de L’Église (✝ 1109)


Originaire du Val d'Aoste, il veut se faire moine alors qu'il a 15 ans. Mais son adolescence le fait changer d'avis: la vie mondaine lui semble plus amusante et attirante, plaisant à tous et à toutes. A la mort de sa mère, il quitte son père dont le caractère était invivable et gagne la France "à la recherche du plaisir". Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre en même temps ses études. Et c'est ainsi qu'à 27 ans sa vocation de jeunesse se réveillera à l'abbaye du Bec en Normandie où il était venu simplement pour étudier, attiré par la renommée de cette école dirigée par Lanfranc. A peine moine profès, le voilà choisi comme prieur, n'en déplaise aux jaloux. Mais sa douceur gagnera vite les cœurs. Il est élu abbé et mènera de front cette charge et une intense réflexion théologique: selon lui, puisque Dieu est le créateur de la raison, celle-ci, loin de contredire les vérités de la foi, doit pouvoir en rendre compte. A cette époque, des relations étroites existaient entre l'abbaye du Bec et les monastères anglais proches de Cantorbery. En 1093, lors d'une visite de ces monastères, saint Anselme se retrouve élu évêque de Cantorbery. Son attachement à l'indépendance de l’Église contre les prétentions des rois d'Angleterre lui vaudra plusieurs exils. Il aspire à retrouver la paix du cloître, mais le pape ne l'autorise pas à quitter sa charge. C'est donc au milieu des tracas occasionnés par sa réforme de l’Église d'Angleterre qu'il mène à bien l’œuvre théologique qui lui vaudra le titre de "Docteur magnifique".

Durant l'audience générale du 23 septembre 2009, le Saint-Père a évoqué la figure de saint Anselme, dit d'Aoste, du Bec ou de Canterbury, né à Aoste (Italie) en 1033... Il défendit l’Église anglaise des ingérences politiques des rois Guillaume le Rouge et Henri Ier, ce qui lui coûta d'être exilé en 1103. Anselme consacra les dernières années de sa vie "à la formation morale du clergé et à la recherche théologique", obtenant le titre de Docteur magnifique. "La clarté et la rigueur de sa pensée eurent pour but de porter l'esprit vers la contemplation de Dieu, soulignant que le théologien ne saurait compter sur sa seule intelligence mais devait cultiver une foi profonde". L'activité théologique de saint Anselme "se développa en trois volets: la foi comme don gratuit de Dieu qui doit être accueillie avec humilité, l'expérience qui est l'incarnation de la Parole dans la vie quotidienne, et la connaissance qui n'est pas seulement le fruit de raisonnements mais aussi celui de l'intuition contemplative... Son amour de la vérité et sa soif constante de Dieu...peuvent être pour le chrétien d'aujourd'hui un encouragement à rechercher sans cesse le lien profond qui nous unit au Christ... Le courage dont il fit preuve dans son action pastorale, qui lui causa souvent de l'incompréhension et même d'être exilé, doit inspirer les pasteurs, les consacrés et tous les fidèles dans l'amour de l’Église du Christ". (source: VIS 090923 - 450)

Anselme est né à Aoste en 1033. Éduqué dans la foi et la piété par sa mère, à la mort de celle-ci vit une jeunesse frivole. Bientôt, il se convertit, reprend ses études sous la conduite de Lanfranc, prieur de l’abbaye du Bec. Il choisit alors la vie monastique et reçoit l’habit des mains du bienheureux Herluin, fondateur de cette abbaye, auquel il succèdera en 1078. Il est ensuite appelé au siège épiscopal de Cantorbéry 1093, se trouve en butte à de nombreux débats et tracasseries de la part du roi d’ Angleterre.

Il a surtout marqué l’Abbaye du Bec et le diocèse de Cantorbéry par sa foi lucide, son humilité, sa douceur, son esprit de paix et sa tendresse filiale envers la Vierge Marie.

L’Église entière lui doit aussi de remarquables traités de théologie.

Un internaute nous signale:
En 1O58 Anselme arrive à Avranches comme enseignant à l'école épiscopale mais surtout comme précepteur du jeune Hugues, fils du vicomte, avec lequel il se lie d'une grande amitié qui durera toute sa vie; Hugues devenu comte de Chester et homme politique, ils seront ensemble influents près du roi notamment pour le mariage écossais d'Henri Ier dont ils sont les auteurs.

Mémoire de saint Anselme, évêque et docteur de l’Église. D’Aoste où il est né, devenu moine puis abbé du Bec en Normandie, il enseigna à ses frères à avancer sur le chemin de la perfection et à chercher Dieu par l’intelligence de la foi. Promu ensuite au siège illustre de Cantorbéry, en Angleterre, il lutta fermement pour la liberté de l’Église et souffrit pour cela des temps d’exil. Il mourut enfin dans son Église, le mercredi saint de l’année 1109.


Date de publication : 21/04 00:46
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Vendredi 20 Av ril
#6
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Texte de l'Évangile (Jn 6,52-59):

Les Juifs discutaient entre eux: «Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger?». Jésus leur dit alors: «Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel: il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement». Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.

«Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous»

Abbé Àngel CALDAS i Bosch
(Salt, Girona, Espagne)


Aujourd'hui Jésus affirme trois vérités incontournables: nous devons manger et boire le corps et le sang du Fils de Dieu, si nous ne prenons pas l'Eucharistie nous ne pouvons pas avoir la Vie, nous sommes déjà dans la vie éternelle et cette vie est l'unique condition pour la résurrection (cf. Jn 6,53-58). Rien n'est plus clair dans l'Evangile que ces trois affirmations.

Souvent nous, les catholiques, nous ne sommes pas à la hauteur des conditions requises pour recevoir l'Eucharistie: parfois nous prétendons “vivre” sans pour autant satisfaire les conditions de vie demandées par Jésus, et pourtant comme l'a écrit Jean Paul II: «L'Eucharistie est un don si grand qu'il n'accepte pas d'ambiguïtés ou réductions».

“Manger pour vivre”: manger le corps du Fils de l'Homme afin de “vivre” comme le Fils de l'Homme. Ici manger signifie prendre l'Eucharistie. C'est “manger”. Et le terme “manger” est utilisé afin que le besoin d'une ressemblance et d'une identification avec Jésus soit évident: nous devons communier afin de conserver cette union intacte, c'est à dire: afin de penser, parler et aimer comme Lui. Nous, les Chrétiens, avions vraiment besoin de l'encyclique de Jean Paul II "L'église vit dans l'Eucharistie". C'est une encyclique remplie de passion: elle est comme un “feu” car l'Eucharistie est brûlante.

«J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir!» (Lc 22,15) leur dit Jésus le soir du Jeudi Saint. Nous devons retrouver la ferveur eucharistique. Aucune autre religion n'a une telle initiative. C'est Dieu Lui-même qui vient directement dans le cœur de l'homme afin d'établir avec lui une mystérieuse et extraordinaire relation d'amour. Et à partir de cette union s'établit l'Eglise et ainsi nous prenons part à l'activité apostolique et ecclésiastique de l'Eucharistie.

Nous sommes à l'intérieur même du mystère, comme Thomas, qui touche les plaies de Jésus crucifié. En tant que chrétiens, nous devons réévaluer notre dévouement au mystère eucharistique tel que le Christ nous le révèle et comme l’Église nous le propose. Et nous devons retrouver cette tendresse envers l'Eucharistie et le respect d'antan: des génuflexions bien posées, plus de communions spirituelles,… Et à partir de l'Eucharistie notre prochain nous semblera plus saint tel qu'il est ainsi nous pourrons nous mettre à son service avec un dévouement tout nouveau.


Date de publication : 20/04 00:58
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Jeudi 19 Avril
#7
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Texte de l'Évangile (Jn 6,44-51):

«Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu: celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie».

«Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel»

Abbé Pere MONTAGUT i Piquet
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous louons le Seigneur de qui nous viennent la gloire et le triomphe. Le Ressuscité se présente à son Église avec ce «Je suis celui qui suis» qui le désigne comme la source de salut: «je suis le pain de la vie» (Jn 6,48). En action des grâces, la communauté constituée autour du Vivant le connaît amoureusement et accepte l'instruction de Dieu, reconnue maintenant comme l'enseignement du Père.

Le Christ, immortel et glorieux, revient nous rappeler que c'est le Père qui est au centre de tout. Ceux qui l'écoutent et y croient vivent en communion avec celui qui vient de Dieu, avec le seul qui l'a vu. Ainsi, la foi est-elle le début de la vie éternelle. Le pain vivant c'est Jésus. Ce n'est pas d'une nourriture que nous assimilons; c'est elle qui nous assimile. Jésus nous donne faim de Dieu, soif d'entendre sa Parole qui est joie et allégresse du coeur. L'Eucharistie est l'anticipation de la gloire célestielle: «Rompant le même pain eucharistique, qui est remède d'immortalité, antidote pour ne pas mourir, mais pour vivre toujours en Jésus-Christ» (Saint Ignace d'Antioche).

La communion avec la chair du Christ ressuscité doit nous habituer à tout ce qui descend du ciel, c'est à dire, à demander, à recevoir et à assumer notre véritable condition: nous sommes faits pour Dieu et Lui seul soulage pleinement notre esprit.

Mais ce pain vivant, ne nous fera pas seulement vivre un jour au delà de notre mort physique, mais il nous est donné dès à présent «pour que le monde ait la vie» (Jn 6,51). Le dessein du Père, qui ne nous a pas créés pour mourir, est lié à la foi et à l’amour. Il veut une réponse à son initiative qui soit actuelle, libre et personnelle. Chaque fois que nous mangeons de ce pain, engageons-nous dans l'Amour vrai! Nous ne vivons plus pour nous-mêmes, nous ne vivons plus dans l'erreur. Notre monde est encore beau, car il y en Un qui continue de l'aimer à l'extrême, car il existe un Sacrifice qui profite même à ceux qui l'ignorent.


Date de publication : 19/04 01:19
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Mercredi 18 Avril
#8
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Texte de l'Évangile (Jn 6,35-40):

Jésus leur répondit: «Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. Mais je vous l'ai déjà dit: vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé. Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour. Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour».

«Celui qui vient à moi, n'aura pas de faim»

Fr. Gavan JENNINGS
(Dublín, Irlande)


Aujourd'hui nous voyons combien ils préoccupent à Dieu notre faim et notre soif. Comment pourrions-nous continuer à penser que Dieu est indifférent devant nos souffrances ? Encore plus, trop fréquemment "nous refusons croire" au tendre amour que Dieu a pour chacun de nous. En se cachant Lui même dans l'Eucharistie, Dieu montre la distance incroyable qu'Il est disposé à parcourir pour rassasier notre soif et notre faim.

Mais: de quelle "soif" et de quelle "faim" s’agit-il ? " En définitive, c'est la faim et la soif de la "vie éternelle". La faim et la soif physiques sont seulement un reflet pâle d'un désir profond que chaque homme a devant la vie divine que seulement Christ peut nous atteindre. "C'est la volonté de mon Père : que quiconque voit le Fils et croit en Lui, ait la vie éternelle" (Jn 6,39). Et qu'est-ce que nous devons faire pour obtenir cette vie éternelle si désirée ? Un fait héroïque ou surhumain ? Non!, c'est quelque chose de beaucoup plus simple. Pour cela, Jésus dit : "Celui qui vient à moi je ne le jetterai pas dehors" (Jn 6,37). Nous devons seulement nous présenter à Lui, aller à Lui.

Ces mots de Christ nous stimulent à nous rapprocher à Lui chaque jour dans la Messe. C’est la chose la plus simple du monde!: simplement, assister à la Messe; prier et alors recevoir son Corps. Quand nous le faisons, pas seulement nous possédons cette nouvelle vie, mais de plus nous l'irradions sur les autres. Dans une homélie de la Fête-Dieu, le Pape François, alors Cardinal Bergoglio a dit : "Ainsi comme il est joli après avoir communié, pensé à notre vie comme à une Messe prolongée dans laquelle nous portons le fruit de la présence du Seigneur au monde de la famille, du quartier, de l'étude et du travail, aussi il nous fait du bien penser notre vie quotidienne comme préparation pour l'Eucharistie, dans laquelle le Seigneur prend tout ce qui est à nous et il l'offre au Père".

«La volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle»

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)


Aujourd'hui Jésus se présente en tant que pain de la vie. A première vue, la définition qu'il donne de lui-même provoque curiosité et perplexité; mais lorsque nous y pensons bien, nous nous rendons compte qu'en ces paroles se manifeste le sens de sa mission: sauver l'homme et lui donner vie. «Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour» (Jn 6,39). Pour cette raison et pour perpétuer son action rédemptrice et sa présence parmi nous, Jésus-Christ s'est fait pour nous aliment de la vie.

Dieu rend possible que nous croyions en Jésus-Christ et que nous nous approchions à Lui: «Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé» (Jn 6,37-38). Approchons-nous, donc, avec foi, à Celui qui a voulu être notre nourriture, notre lumière et notre vie, étant donné que “la foi est le principe de la vie authentique”, comme affirme Saint Ignace d'Antioche.

Jésus-Christ nous invite à le suivre, à nous alimenter de Lui, car c'est ce que signifie croire en Lui. À la fois, Il nous enseigne à réaliser la volonté du Père, tel qu'Il la réalise. En enseignant aux disciples la prière des enfants de Dieu, le Notre Père, il fit suivre les deux pétitions suivantes: «Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour». Ce pain ne fait pas seulement référence à l'aliment matériel, sino à Lui-même, aliment de la vie éternel, avec qui nous devons demeurer unis jour après jour, avec la cohésion profonde du Saint-Esprit.


Date de publication : 18/04 00:19
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Mardi 17 Avril
#9
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Texte de l'Évangile (Jn 6,30-35):

Ils lui dirent alors: «Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire? Au désert, nos pères ont mangé la manne; comme dit l'Écriture: Il leur a donné à manger le pain venu du ciel». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde». Ils lui dirent alors: «Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours». Jésus leur répondit: «Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif».

«C'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel»

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)


Aujourd'hui dans les paroles de Jésus, nous pouvons constater la différence et la complémentarité entre l'Ancien et le Nouveau Testament: l'Ancien est la figure du Nouveau et dans le Nouveau les promesses faites par Dieu aux patriarches dans l'Ancien parviennent à leur plénitude. Ainsi, la manne que les israélites mangèrent dans le désert n'était pas l'authentique pain du ciel, mais la figure du vrai pain que Dieu, notre Père, nous a donné chez la personne de Jésus-Christ, qu'Il a envoyé comme Sauveur du monde. Moïse demanda à Dieu, en faveur des israélites, une nourriture matérielle; Jésus-Christ, en revanche, s'offre lui-même comme aliment divin qui donne la vie.

«Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire?» (Jn 6,30), exigent les juifs, incrédules et impertinents. Le signe de la multiplication des pains et des poissons opéré par Jésus le jour précédent leur a-t-il paru de peu? Pourquoi hier voulaient-ils proclamer Jésus roi et aujourd'hui ne le croient-ils plus? Que le cœur humain est inconstant! Saint Bernard de Clairvaux dit: «Les impies tournent autour de Lui, car bien sûr ils veulent satisfaire leur désir, et sottement ils méprisent le moyen de parvenir à leur fin». C'est ce qui arrivait aux juifs: imbus d'une vision matérialiste, ils prétendaient que quelqu'un les nourrisse et résolve leurs problèmes, mais ils ne voulaient pas croire; c’était tout ce qui les intéressait de Jésus. N'est-ce pas la perspective de celui qui désire une religion commode, faite sur mesure et qui n'engage à rien?

«Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours» (Jn 6,34): que ces paroles, prononcées par les juifs de leur point de vue matérialiste, je les prononce avec la sincérité que me donne la foi; qu'elles expriment vraiment le désir de me nourrir de Jésus-Christ et de vivre uni à Lui pour toujours.


Date de publication : 17/04 00:27
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Saint Benoît Joseph Labre
#10
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Saint Benoît Joseph Labre
Pèlerin, mendiant (✝ 1783)
Confesseur de la foi.


Il est l'aîné d'une famille de quinze enfants d'un laboureur d'Amettes dans le nord de la France. Il passe sa jeunesse dans les champs avec son père et ses frères. Mais il rêve d'être moine pour ne vivre que de Dieu.

A 19 ans, il se présente dans plusieurs monastères de chartreux. L'un ne prend pas de novices à cause d'un incendie récent. Dans l'autre, on le trouve trop jeune. Admis à la chartreuse de Montreuil-sur-Mer, il n'est pas gardé à cause de sa santé trop fragile. A pied, il se rend à la Grande-Trappe de Soligny: il est toujours trop jeune. Il revient à Montreuil, c'est un nouvel échec. La Grande Trappe de Sept-Fons ne l'accepte pas non plus et le Père Abbé lui dit: "Dieu vous veut ailleurs."

Désormais c'est "ailleurs" qu'il vivra dans l'errance et le pèlerinage perpétuel. Il ne cherche plus à se fixer. Son monastère sera la route, son seul compagnon de prière sera Dieu seul. En sept ans, il parcourut près de 30.000 kilomètres d'un sanctuaire à l'autre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Pologne(*), vivant dans le plus extrême dénuement, partageant avec les pauvres les soupes populaires et les humiliations, toujours en oraison et toujours patient. Les prêtres qui le confessent sont émerveillés par sa vie mystique et son humilité. Mais son lieu de prédilection, c'est Rome où il passe ses journées en prière dans les églises, logeant avec tant d'autres pauvres dans les ruines du Colisée, distribuant à de plus pauvres ce qu'on lui donne. Dans les rues, les gamins se moquent de lui. Il les entend et rend grâces à Dieu. Le mercredi saint 1783, on le ramasse mourant sur les marches d'une église.

Dès sa mort connue, les gamins et le peuple de Rome s'en vont par les rues de Rome en criant: "Le saint est mort!" Les miracles se multiplient sur son tombeau. Bénéficiant ainsi d'un culte précoce et populaire, il est un défi au matérialisme d'une société vouée à l'argent.
Il est le saint patron des sans-domicile fixe, des pauvres et des exclus.
Béatifié par Pie IX en 1860, il est canonisé par Léon XIII le 8 décembre 1883.

: "Les couvents l'avaient refusé, mais la route l'accueillit et le mena loin!" Benoît-Joseph Labre, est né à Amettes. Après des essais de vie religieuse, il se fit ermite pèlerin et vécut dans la pauvreté et l'humilité. Il parcourut ainsi la France, l'Italie, l'Espagne, avant de se fixer à Rome où il passait la majeure partie de son temps en prière dans les églises. Il mourut âgé de 35 ans, le 16 avril 1783, à Rome, près de l'église Sainte Marie aux Monts. ll est le patron des personnes déplacées et des gens inadaptés. Une neuvaine a lieu à Amettes, chaque année, la dernière semaine d'août.
- Le duché devenu indépendant et souverain exigeait un sanctuaire national. Toute l'Europe se rencontrait à Saint Nicolas. L'afflux des pèlerins et des marchands justifiait une 'grande église' qui sera le témoignage de René II ... Saint François Xavier viendra y prier ainsi que Madame Acarie (Bienheureuse Marie de L'Incarnation), saint Pierre Fourier, Mère Alix Leclerc et saint Benoît Labre... (basilique Saint Nicolas de Port - 54210)

(*) l'association Saint Benoît Labre nous signale qu'il "n'est jamais allé en Pologne. Le pays le plus au nord qu'il aurait visité est la Hollande, mais nous n'avons pas de preuve fiable."
- 'Saint Benoit-Joseph Labre, Jour de la canonisation', Œuvres complètes de Paul Verlaine, page 449. Le poète français Paul Verlaine (1844 – 1896) a pu dire de saint Benoît-Joseph Labre: «Saint Benoît-Joseph Labre, la seule gloire française du XVIIIe siècle, mais quelle gloire!» Il lui a consacré ce poème dans son recueil «Souvenirs», inspiré par sa canonisation, le 8 décembre 1881 par le pape Pie IX.

À Rome, en 1783, saint Benoît-Joseph Labre. Né à Ameth au diocèse de Boulogne, attiré dès son enfance par le désir d’une vie austère, mais malheureux dans ses essais de vie monastique, il entreprit des pèlerinages pénibles aux sanctuaires les plus réputés, vêtu seulement d’un habit grossier et en loques, se nourrissant de ce qu’il mendiait et donnant partout des exemples de piété et de pénitence. Il fit de Rome la dernière étape de son parcours et mourut, un mercredi saint, près de l’église Sainte-Marie des Monts, où il priait assidûment.
Jour de la canonisation Comme l’Église est bonne en ce siècle de haine, D’orgueil et d’avarice et de tous les péchés, D’exalter aujourd’hui le caché des cachés, Le doux entre les doux à l’ignorance humaine Et le mortifié sans pair que la Foi mène, Saignant de pénitence et blanc d’extase, chez Les peuples et les saints, qui, tous sens détachés, Fit de la Pauvreté son épouse et sa reine, Comme un autre Alexis, comme un autre François, Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois Pratiquant la douceur, l’horreur de l’Évangile ! Et pour ainsi montrer au monde qu’il a tort Et que les pieds crus d’or et d’argent sont d’argile, Comme l’Église est tendre et que Jésus est fort !


Date de publication : 16/04 01:33
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