• Main navigation
Enregistrez-vous...


Parcourir cette discussion :   1 Utilisateurs non enregistré en ligne






Poème-hommage à Edmond Michelet
#1


Informations utilisateur
[size=medium]Edmond Michelet
Homme de foi et de dialogue
(Insatiable diplomate de Brive à Paris via Dachau)

Alors que s’achevait un siècle contrasté
Où les derniers relents de royauté
Côtoyaient une République cherchant son identité,
Tiraillée entre ses idéaux de liberté et d’égalité,
Edmond Michelet naquit et avec lui une certaine idée de la fraternité.

Il grandit au sein d’une famille où rimait patrie
Avec travail, dévouement, sacrifice et bon esprit,
Et plus tard, lors d’un repas entre amis rencontra Marie,
Une jeune femme souriante et sans apriori
Dont il décida de devenir un jour le mari.

Ce jeune couple s’installa à Brive et y fit son nid.
Peu matérialiste, souvent un peu démuni,
Il montra que charité et foi réunies
Ne pouvaient que transmettre l’image d’une famille unie
Qui soit des valeurs les plus sûres toujours munie.

Lorsque se fit entendre d’Outre-Rhin la menace d’une guerre fratricide,
Amenant des lointaines contrées de pauvres gens fuyant les génocides,
Edmond et Marie, volontaires, serviables et placides,
Les accueillirent et les aidèrent, se montrant généreux et lucides,
Afin de ne pas se rendre complices d’une politique homicide.

Tout le monde ne partageait pas leurs idéaux humanistes
Et un beau matin, avant l’heure de la messe, survint la police pétainiste.
Emmené avec d’autres résistants chrétiens, francs-maçons ou communistes,
Il fut emprisonné puis déporté comme eux, dans un camp aryéniste
Où Edmond montra la voie de la dignité et de la solidarité, face aux nazistes.

Sa détention à Fresnes puis Dachau, site isolé
Et havre de désolation pour bien des exilés,
Pesait aussi sur le cœur de son épouse esseulée,
Mais avec sa mère et ses enfants, tous scellés,
Elle réussit à traverser cette guerre qui laissait tant de terres et de cités désolées.

Lorsqu’il revint enfin d’Allemagne, maigre comme ses camarades épuisés,
Marie l’attendait avec impatience mais apaisée,
Edmond n’avait pas voulu partir avant ses frères, de misère écrasés,
De ce camp où ils avaient tant souffert, même libérés des Frisés.
Enfin, il descendit d’une voiture avec ses hardes rayées et sa tête encore rasée.

Après un accueil triomphal à Brive, des fleurs et de généreux applaudissements,
Lorsque vint le temps de faire le bilan et de songer à un avenir plus clément
Que Mr Michelet souhaitait avec foi sous le signe de réconciliations et sans violents
[réglements,
L’opinion, si versatile, se retourna contre lui avec encore moins de ménagement.
Mais rien ne valait plus que le pardon et la charité pour ce résistant aimant.

L’expérience lui ayant montré qu’il ne fallait pas attendre de devoir s’opposer aux
[dirigeants,
Il accepta de s’engager plus politiquement auprès du Général qui avait remarqué son
[caractère arrangeant.
Il n’était pas question, pour lui, de faire des concessions opposées à ses principes
[exigeants,
Mais de mettre au service de tous, ses compétences et capacités à renouer un dialogue
[intelligent.
Il ne ménagea pas ses efforts et toute sa bonne volonté,
Même si la foi ne suffit pas toujours à convertir les plus entêtés.
Défendant en priorité les peuples et communautés vulnérables, persécutés,
Il ne s’attirait pas toujours les grâces de ceux qui craignaient d’y perdre leur autorité.
Son amour pour la culture et la patrie, jamais sacrifié à de basses velléités,
Lui permis au moins d’évoluer parmi des notoriétés de grande qualité.

Malgré les séquelles de la guerre qui l’avait ramené plus fragile de déportation,
Et le peu de temps qu’il pouvait consacrer à sa famille à qui il vouait tant d’affection,
Il ne trouva jamais de prétexte pour se dérober aux charges qu’il assumait avec
[abnégation,
Et lorsque les forces vinrent à lui manquer pour poursuivre sa mission,
Il fallut que la maladie le foudroie vraiment pour qu’il donne son abdication.

A Marcillac où il repose enfin, dans son vêtement de bagnard jamais anéanti,
Sans doute pense-t-il à ses nombreux frères depuis longtemps partis,
Mais aussi à sa petite Miche, leurs enfants, petits-enfants... ici et ailleurs répartis,
qui des vertus de Papa Mond et de Mamée ont sûrement tiré le meilleur parti.

Que son exemple et celui de Marie nous accompagnent et nous guident pour le bien de tous.
Marie-Anne Gerbe (du diocèse de Mgr Benoît Rivière), le 9 juin 2016.

[/size]

Date de publication : 07/04 23:31

Modifié par : Marie-Anne sur 11/04/2018 23:25:59
Twitter Facebook Google Plus Linkedin Del.icio.us Digg Reddit M. Wong Haut







Vous pouvez consulter les sujets.
Vous ne pouvez pas débuter un nouveau sujet.
Vous ne pouvez pas répondre aux messages.
Vous ne pouvez pas modifier vos messages.
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages.
Vous ne pouvez pas créer des sondages.
Vous ne pouvez pas participer aux sondages.
Vous ne pouvez pas joindre des fichiers à vos messages.
Vous ne pouvez pas publier vos messages sans approbation.
Vous ne pouvez pas utiliser ce type de sujet.
Vous ne pouvez pas utiliser le HTML.
Vous ne pouvez pas utiliser une signature dans vos messages.
Vous ne pouvez pas créer un pdf.
Vous ne pouvez pouvez pas obtenir une page d'impression.

[Recherche avancée]


Couleur liturgique

Temps :

Pentecote

Couleur :

ROUGE

Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !