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DIMANCHE 15 AVRIL
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Homélie pour le troisième Dimanche de Pâques - Année B - Lc. 24, 35-4


"Les deux disciples racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils avaient reconnu le Seigneur au moment où il rompait le pain. Tandis que les Onze s'entretenaient ainsi, Jésus se présenta au milieu d'eux et leur dit : «Paix à vous !» Saisis de stupéfaction et d'épouvante, ils s'imaginaient voir un esprit. Mais il leur dit : «Pourquoi vous troublez-vous ? pourquoi ces incertitudes dans vos coeurs ? Voyez mes mains et mes pieds ; c'est bien moi ; touchez-moi et constatez : un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que j'en ai.» Ce disant, il leur montra ses mains et ses pieds. Mais comme, dans leur joie, ils hésitaient encore et restaient ébahis, il leur dit : «Avez-vous ici quelque chose à manger ?» Ils lui servirent un morceau de poisson grillé. Il l'accepta et mangea devant eux.

"Puis il leur dit : «Voilà bien ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous, affirmant que devait s'accomplir tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, les prophètes et les psaumes.» Alors il leur ouvrit l'esprit pour leur faire comprendre les Ecritures : «Ainsi, leur dit-il, il est écrit que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts le troisième jour, et qu'on devrait prêcher en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem, la repentance et la remission des péchés. Vous en êtes témoins.»"



Homélie :


"Les deux disciples racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils avaient reconnu le Seigneur au moment où il rompait le pain."

Nous voici au soir de Pâques, ce jour que fit le Seigneur, jour de paix et de joie ! Après avoir invité le Seigneur à leur table, bien qu'ils ne savaient pas que c'était lui, les deux disciples qui se dirigeaient de Jérusalem à Emmaüs finirent par reconnaître que cet étranger qui mangeait avec eux était bel et bien Jésus de Nazareth, vivant, ressuscité ! Car un événement s'était produit : au cours du repas, cet étranger avait rompu le pain, non pas comme à l'ordinaire, mais bien à la manière du Christ, tel qu'il l'avait fait la veille de sa Passion, au Cénacle. A ce signe, les deux disciples reconnurent le Christ ressuscité !

Comment peut-il se faire que les disciples aient ainsi reconnu Jésus lors de la fraction du pain ? Y a-t-il une différence entre Jésus qui rompt le pain, et une autre personne qui accomplit la même action ? Assurément ! Car le pain que Jésus rompt, c'est son propre Corps présent sous les espèces du pain : "Il prit le pain, le bénit, le rompit et le leur présenta." (Lc. 24, 30) Or, le Corps du Christ qui est rompu, ce n'est pas autre chose que le signe, d'ordre mystique, de la communion de tous les fidèles au Christ et entre eux : c'est le signe eucharistique de la communion ecclesiale en Christ. Saint Paul l'affirme, lorsqu'il écrit aux Corinthiens : "Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu'il n'y a qu'un seul pain, nous ne formons, à plusieurs, qu'un seul corps, car nous avons tous part au même pain." (1 Cor. 10, 16-17) Ainsi, lorsque Jésus a rompu le pain le soir de Pâques, il a manifesté la communion qui existe entre lui et ses disciples. C'est pourquoi, unis au Christ par le Pain du Ciel, les disciples ne pouvaient pas ne pas le reconnaître.

"Tandis que les Onze s'entretenaient ainsi, Jésus se présenta au milieu d'eux et leur dit : «Paix à vous !» Saisis de stupéfaction et d'épouvante, ils s'imaginaient voir un esprit. Mais il leur dit : «Pourquoi vous troublez-vous ? pourquoi ces incertitudes dans vos coeurs ? Voyez mes mains et mes pieds ; c'est bien moi ; touchez-moi et constatez : un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que j'en ai.» Ce disant, il leur montra ses mains et ses pieds. Mais comme, dans leur joie, ils hésitaient encore et restaient ébahis, il leur dit : «Avez-vous ici quelque chose à manger ?» Ils lui servirent un morceau de poisson grillé. Il l'accepta et mangea devant eux."

C'est dans cet esprit de communion que Jésus apparaît aux Onze réunis au Cénacle. Mais, bien que aiguillés par ce qu'ont raconté les disciples qui reviennent d'Emmaüs, les Onze restent stupéfaits lorsque Jésus leur apparaît soudainement. Celui-ci leur dit bien : "Paix à vous !", mais cela ne suffit pas à les rassurer. Ils croient voir un esprit ! Or, Jésus sait que si ses disciples en restent là et ne sont pas pleinement convaincus de sa résurrection, ils ne pourront jamais faire face aux épreuves et aux persécutions qui les attendent. Non, il faut absolument qu'ils soient convaincus, jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, que ce Jésus qu'ils ont vu vivant et puis mort sur la Croix du Calvaire est bel et bien revenu à la vie et toujours vivant en Dieu son Père. C'est une nécessité, Jésus le sait, et il va mettre tout en oeuvre pour les convaincre. Cela va prendre un certain temps, il est vrai, mais il faut que ceux qui doivent continuer sa mission sur la terre croient fermement qu'il est ressuscité et toujours vivant. C'est capital, essentiel. C'est leur seule force : savoir que, au Ciel, Jésus ressuscité les attend, afin que, par cette connaissance, qui est une connaissance d'amour, ils soient eux-mêmes déjà ressuscités en espérance. Seule cette connaissance, qui est celle de la vie éternelle (cf. Jn. 17, 3 - voir aussi la deuxième lecture de ce dimanche : 1 Jn. 2, 5), peut les soutenir dans leur lutte contre le Mal.

"Puis il leur dit : «Voilà bien ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous, affirmant que devait s'accomplir tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, les prophètes et les psaumes.» Alors il leur ouvrit l'esprit pour leur faire comprendre les Ecritures : «Ainsi, leur dit-il, il est écrit que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts le troisième jour, et qu'on devrait prêcher en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem, la repentance et la remission des péchés. Vous en êtes témoins.»"

Jésus est le premier témoin de sa résurrection : le fait qu'il est vivant, après avoir été mort, est la première de toutes les preuves de sa résurrection. Ce témoignage a été constaté par tous les apôtres : unis au Christ et entre eux, les Onze ont été les premiers témoins de la résurrection de Jésus de Nazareth. Mais, unis à leurs successeurs, dans une union garantie au fil des siècles par le Pain rompu et par la Coupe de bénédiction, les Onze sont encore là aujourd'hui, et Simon-Pierre le premier, pour témoigner à toute l'Eglise et au monde entier que le Christ est ressuscité d'entre les morts et qu'il est assis à la droite de Dieu le Père, dans l'attente du Jugement dernier. Transmis de successeurs en successeurs, l'événement de la résurrection du Christ fait partie de notre foi : la Tradition de l'Eglise en témoigne sans conteste.

Mais à côté de la Tradition de l'Eglise, il y a le témoignage des Saintes Ecritures. Jésus sait combien ce témoignage est tout aussi capital et fondamental pour la foi de ses disciples : "Il leur ouvrit l'esprit pour leur faire comprendre les Ecritures." Car ce qui est écrit perdure dans le temps, sans changer, tandis que la Tradition est toujours vivante et, sans perdre de ce qui lui est essentiel, elle se transforme néanmoins d'âge en âge. En étant permanente, l'Ecriture est en quelque sorte un reflet de la Divinité elle-même : elle est le lieu où l'Esprit de Dieu permet au croyant de puiser une nourriture toujours neuve et sans cesse vivifiante. L'Ecriture témoigne toujours de la résurrection du Christ, mais elle le fait d'une manière toujours actuelle et sans cesse plus parfaite. Ainsi, lorsque, par le passé, les apôtres avaient lu les passages de l'Ecriture qui parlaient de la mort et de la résurrection du Messie, ils n'avaient pas compris ce qu'ils lisaient, car ils ne l'avaient pas encore expérimenté dans leur vie, au contact de Jésus mort et ressuscité. Mais le soir de Pâques, dans une communion intense et tout à fait nouvelle avec le Christ, les apôtres comprirent un peu mieux ce que l'Esprit de Dieu avait inspiré longtemps auparavant.

Marie, la Mère de Jésus, était sans doute présente ce soir-là, avec les apôtres. Elle aussi, elle avait lu les Saintes Ecritures. La plénitude de grâce qui l'habitait avait déjà éclairé son esprit sur bien des passages de la Parole de Dieu. Mais, les événements de la vie de son Fils frappait davantage son esprit et tout son être. La Résurrection plus qu'aucun autre. Demandons-lui donc de nous aider à comprendre un peu mieux ce Mystère de Jésus ressuscité. Restons en communion avec tous les Saints du Ciel et de la terre, et, dans cette communion au Corps du Christ, demandons à l'Esprit de venir habiter en nos cœurs pour nous éclairer de la Lumière de la Parole de Dieu !

Père Daniel Meynen

Date de publication : 15/04 00:24
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