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Marcel ment
#1
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Harcelée, exclue de son collège, Kiara, 13 ans, souhaite aujourd'hui aider les autres et crée Marcel ment.

En septembre 2015, Kiara entre en 6ème au collège Saint Joseph de Janzé. Elle en est ravie : enfin elle va dans « l'école des grands », va changer de professeurs toutes les heures ou presque, rencontrer de nouveaux amis, vivre de nouvelles aventures. Sa confiance est réelle, ses frère et sœur sont entrés avant elle dans ce même collège et lui ont transmis leur enthousiasme.

Les premières semaines sont agréables mais un après-midi d'octobre, tout bascule !

Une simple dispute avec une de ses nouvelles « amies » et c'est la première insulte. Un rien ! Une embrouille, une histoire de filles comme les cours de récréation et les salles de classe des collèges en abritent tant.

L'enfer va durer huit mois. Tous les jours Kiara est traitée, isolée, empêchée d'avoir des amis. Elle est l'objet de sourires moqueurs et de conversations à mots chuchotés. Ses crayons, gommes ou carte de cantine disparaissent lui valant punitions régulières. Les croche-pied succèdent aux bousculades. Les messages insultant sur Snapchat prennent le relais et la poursuivent à la maison. Le mal de ventre s'empare d'elle au quotidien et des dizaines de verrues apparaissent de jour en jour sur ses mains.

Et c'est le cercle vicieux : ses doigts infectés, couverts de pansements, ses pleurs répétés en classe ou dans la cour sont l'objet de moqueries supplémentaires. Alors elle se cache, s'isole et s'enfonce dans son silence. Ses notes baissent et elle n'a plus envie de travailler. Ses séjours à l'infirmerie sont de plus en plus nombreux. Sortie du collège, elle multiplie les visites chez les médecins sans résultats : ses maux de ventre restent inexpliqués et aucun traitement ne vient à bout de ses verrues.
Kiara se sent de plus en plus seule. Aucun adulte ne voit, ne comprend sa douleur. Aucun ne mesure la violence qu'elle subit tous les jours. Pris isolément, aucun de ces « incidents » n'est grave et tous amènent les adultes à relativiser : « Ne fais pas attention » « trouve-toi d'autres amis » « courage, ça va passer ! ».

Mais rien ne passe, tout s'envenime.

Jusqu'à la veille d'une sortie scolaire à Jersey. Une nouvelle fois isolée, jusque dans le bus qui les emmène, Kiara redoute l'après-midi où les enfants seront laissés libres, sans professeurs, dans Queenstreet. Sa peur est très grande, elle craint d'être violentée physiquement et dit tout de son calvaire à ses parents.

Sous le choc, ils décident de réagir. Mais comment ? Que faire quand nous découvrons subitement que son enfant souffre depuis des mois, en silence, maltraité dans l'indifférence générale ? Comment la protéger maintenant alors que nous n'avons pas su le faire avant ?

Informés, les adultes du collège affirment n'avoir rien vu, rien su alors que Kiara avoue s'être confiée à quelques uns. Ses 22 séjours à l'infirmerie en trois mois, ses 20 jours d'absence cumulés n'ont pas fait l'objet de la moindre analyse, de la moindre enquête.

Kiara décide alors de déposer plainte à la gendarmerie : elle veut dire STOP, mettre le mot FIN sur ce qu'elle vit et au delà empêcher son harceleuse de poursuivre ou de recommencer avec d'autres.

Sa prise en charge est immédiate : à la gendarmerie d'abord puis au centre de médecine légale, par un médecin, puis une psychologue et enfin une juriste. Tous lui demanderont de raconter dans le détail ce qu'elle a vécu durant ces longs mois, l'obligeant à revivre ses douleurs encore et encore. Kiara se découvre plus forte qu'elle ne le pensait mais les mots peinent à sortir : chaque jour, nous découvrons de nouvelles injures, de nouvelles exclusions, de nouvelles violences.

Au fur et à mesure des révélations, le corps va mieux : les maux de ventre cessent presqu'immédiatement et une à une, les verrues disparaissent, sans traitement.

Les vacances d'été approchent enfin et le sourire revient. Elles vont permettre à Kiara de commencer sa longue reconstruction. Très vite, il lui semble important de proposer au collège de mettre en place des dispositifs d'écoute des jeunes. Elle est convaincue qu'ils ne parleront pas aux adultes mais à d'autres jeunes, oui. Elle y réfléchit de plus en plus.

En septembre, elle entre en 5ème. Inquiète certes mais prête à se lancer dans une nouvelle année scolaire. Quelques amies, mises au courant de sa situation passée acceptent de l'entourer, de l'aider. La confiance en elle revient et tout semble aller bien. Elle va chaque jour au collège avec le sourire, reste fragile mais progresse petit à petit.

Le 18 avril au matin, Kiara apprend une terrible nouvelle : Christopher, un élève de troisième du collège a mis fin à ses jours. Elle ne le connaît que de vue pourtant sa peine est immense et son angoisse reprend le dessus : elle sait pourquoi il a fait ça ! Quelques semaines avant son geste fatal, il avait confié à son frère Sasha être « traité » depuis si longtemps...

Elle sait ce qu'il a ressenti. Elle le sait parce qu'elle l'a vécu et ne peut le raconter avec exactitude. Elle sait aussi que s'il avait pu parler à temps, comme elle, il n'aurait pas fait ça. Et ses souffrances, à peine enfouies, refont surface. De nouveau elle va mal, peine à s'endormir, pleure sans raison. Pour elle, il devient urgent de faire quelque chose pour permettre aux jeunes de parler des violences qu'ils subissent et aux adultes de les aider. L'idée de créer une association, en dehors du collège se précise. A l'intérieur les harceleurs surveillent et la loi du silence l'emporte.

Elle demande alors à ses parents de contacter les parents de Christopher pour les associer à son projet et de demander un rendez-vous avec le directeur du collège pour l'informer de son intention et lui présenter l'association naissante qui s'appelle Marcel ment.

Touchés par la proposition et découvrant petit à petit ce que vivait leur fils, les parents de Christopher ont accepté la proposition. Ils y ont vu la possibilité de continuer d'avancer, de se battre pour l'honneur et à la mémoire de leur enfant et d'œuvrer pour que le harcèlement cesse.

Le directeur du collège, en revanche, refusera la demande de rendez-vous et ne recevra pas Kiara.

Le lundi 26 juin à 20h les jeunes et leurs parents sont invités à une réunion d'information et d'écoute. Près de 200 personnes seront au rendez-vous, feront part de leurs attentes, nombreuses, témoigneront de leurs parcours douloureux, de leur impuissance parfois. Kiara ne pourra retenir ses larmes, son frère parlera pour elle. Ce soir là, elle ne se sent plus seule, elle est heureuse parce qu'elle sait que Marcel va pouvoir aider des dizaines et des dizaines d'enfants et de jeunes adolescents.

Une semaine plus tard, le 3 juillet à 14h30, nouvelle catastrophe ! La direction diocésaine de l'enseignement catholique lui signifie son exclusion du collège, et accessoirement celle de sa jeune sœur. Parce qu'elle a choisi de porter plainte, de dire qu'elle ne se sentait pas en sécurité, de se défendre, de faire valoir ses droits, l'équipe pédagogique du collège (son directeur, ses professeurs, ses surveillants) ont décidé de « rompre le contrat », de se séparer d'elle. Ils l'ont fait alors que les vacances scolaires avaient déjà commencé, sans respecter le délai contractuel d'un mois avant la fin de l'année, l'empêchant en plus de dire au revoir à ses amis.

Malgré la tristesse d'une telle décision irrévocable, Kiara ne regrette pas la création de Marcel ment : aider les jeunes qui souffrent est bien plus important pour elle que son renvoi du collège, il n'est nullement question d'abandonner.

Le 19 juillet se tient le premier Conseil d'Administration de Marcel ment, les dirigeants sont désignés et les missions sont définies.

Sandrine Fallais et Catherine Latrompette, les mamans de Christopher et de Kiara, en sont les co-présidentes. Montaine, sœur de Christopher en est la secrétaire et Valliuns, frère de Kiara, le trésorier.

Les missions s'adressent à tous : les jeunes, leurs parents et les enseignants ou les éducateurs qui le souhaitent. Elles seront présentées lors d'une réunion qui se tiendra le lundi 25 septembre à 20h à la salle des Halles de Janzé


Date de publication : 21/09/2017 10:04
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Re : Marcel ment
#2


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Oui malheureusement même dans les écoles privées, les enfants ne sont plus en sécurité et que dire dans les autres. C'est la loi du plus fort, du plus crapule, du plus vicieux qui l'emporte. Seigneur protège ces enfants, viens en aide à ces détresses. Le démon est ingénieux et il a des passe-droit partout, rien ne l'arrête.

Date de publication : 21/09/2017 12:04
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Re : Marcel ment
#3


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Aujourd'hui, 21 septembre que tous ceux qui sont motivés commence la neuvaine à Saint Michel Archange, si nous sommes nombreux à le prier nous l'aiderons à vaincre satan.
Si vous ne savez pas comment faire la neuvaine allez sur Hozana, père Jean vous pouvez peut-être mettre l'adresse de ce site de prière, moi je ne sais pas le faire.

Date de publication : 21/09/2017 12:10
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Re : Marcel ment
#4
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Ce site est dans la  liste de la colonne de gauche sur NDP Prière. Pour les intentions de prière : lire ici


Date de publication : 21/09/2017 12:41
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